Petite Histoire du Cidre Irlandais

Ce mardi 17 mars aura lieu la Saint-Patrick ou Paddys day pour les intimes. Les bars et pubs vont se vêtir de vert et la bière couler à flot. Pourtant, sur cette petite île, les pommes et le cidre ont, eux aussi, une place de choix dans le coeur des irlandais.

De Belfast à Cork en passant par Dublin, installez vous dans un pub et profitez de la parade féerique de la Saint Patrick en sirotant… un cidre.

De fait, bien que l’île d’émeraude soit le bastion de la Guinness et du Jameson, n’oublions pas qu’elle abrite la plus grande cidrerie européenne pour produire le cidre Bulmers, plus connu sous le nom de Magners dans le reste de l’Europe. 

Suivez-nous pour un aller-retour en terres irlandaises, à la découverte de leur culture cidre !

Dès le XIIe siècle, le cidre intègre pleinement l’histoire irlandaise :

C’est en 1155 qu’apparaît la première mention écrite du cidre lorsqu’un chef de la tribu d’Ulster est félicité pour la qualité de son cidre et la beauté de ses vergers. 

Aux VIIème et VIIIème siècles avant JC, les lois irlandaises, dites « Brehon Laws » classaient d’ailleurs le pommier sauvage ou « l’aball », cet arbre noueux, couvert d’épines à l’écorce tachetée de brun grisâtre, parmi les « sept nobles des bois ». L’amende pour avoir abattu un de ces arbres étaient de cinq vaches laitières. 

Si les pommiers qui fleurissent sur l’île d’émeraude sont au centre du folklore traditionnel, il faut attendre le XVIIème siècle pour que la production de cidre devienne monnaie courante. C’est en 1650 que l’on voit s’installer les premières cidreries, renforcées par le savoir-faire cidricole, hérité des huguenots français, fraîchement débarqués en Irlande. 

Puis, la grande famine de 1845 ravagea tout sur son passage, cidreries comprises. Malgré un léger regain au début du XIXème siècle, les deux guerres mondiales et la guerre civile, finirent d’anéantir l’activité cidricole irlandaise : « Le cidre s’est associé aux classes inférieures et à l’alcoolisme »*

C’est seulement au milieu du XXème siècle, grâce à des investissements gouvernementaux pour préserver le patrimoine cidricole et à deux noms, William Magner et HP Bulmer, que le cidre retrouva son aura d’antan.

Depuis, industriels et producteurs indépendants se partagent ce bout de patrimoine irlandais. 

 

 

 

 

 

#FUNFACTS

– Il existait déjà des concours de cidre au XVIIIème siècle. 

– Bulmers détient 94% du marché du cidre irlandais.

– 25 producteurs artisanaux produisent aujourd’hui du « craft cider » en Irlande.

– Les pépins de la pomme originelle irlandaise dite « crab apple » ou scientifiquement Malus Sylvestris ont été découverts il y a plus de 5000 ans.

– Les variétés ancestrales irlandaise : Irish Peach, Irish Russet, Scarlet Croften et Kerry Pippin, seraient nées au XVème siècle !

– En Irlande, le cidre est produit dans 5 régions, dites « county » : Armagh, Kilkenny, Waterford et Dublin.

 

 

 

 

 

Pourquoi le cider irlandais est si particulier?

L’histoire des pommes en Irlande fait écho à l’histoire du pays. D’abord sauvage, puis influencée par les flux migratoires. Français, allemands et bien entendu, anglais ont laissés leur marque, et leurs pommes. 

Les pommes irlandaises (et anglo-saxonnes) sont identifiées, comme en France, selon leur utilité :
– Les « dessert apples » telles que les Galas peuvent se manger directement à l’arbre, 
– Les « culinary apples » comme la Bramley sont, elles, idéales pour cuisiner,  
– Enfin, les « cider apples« , Michelin & Dabinett, pour ne citer que les plus connues, sont uniquement dédiée à la transformation en jus ou en cidre. Ces dernière sont classées en fonction de leurs propriétés gustatives : « sharp », « bittersharp », « bittersweet » et « sweet ». 

Contrairement aux cidres français, ne contenant en général que des pommes à cidres, les irlandais piochent dans l’ensemble des variétés que leur offre leur terroir. 

Autre distinction, lorsque nous français travaillons majoritairement avec des levures indigènes (qu’on ne contrôle pas et sont présentes naturellement sur le fruit), la majorité des producteurs irlandais sélectionnent les levures utilisées pendant la fermentation du cidre afin de maîtriser au mieux ses arômes. Il s’agit en général de levures champenoises.

En résulte un cidre irlandais à la robe claire et soyeuse, aux bulles généreuse et à la bouche acidulée et très fraîche.

 » On an apple-ripe September morning. Trough the mist-chill fields I went » Patrick Kavanagh

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* Neumann, 2003

Slainte & Happy Saint Patrick’s Day !

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Crédit photos : Gérard Houdou

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